En 1986, Bernie Ecclestone frappait un grand coup en transportant, contre toute attente, la Formule 1 derrière le Rideau de Fer pour la toute première fois. Le Grand Prix de Hongrie, disputé sur le tout nouveau tracé du Hungaroring à Mogyorod, près de Budapest, a marqué un tournant historique, tant pour le sport automobile que pour le paysage politique de l'époque. Niché au cœur d'une vallée pittoresque, ce circuit technique et exigeant s'est depuis imposé comme un rendez-vous incontournable du calendrier de la F1.
Dès sa naissance, la Hongrie a su créer l'événement. La course inaugurale de 1986 a rassemblé une foule record de 200 000 spectateurs, un chiffre exceptionnel au vu du prix des places à cette période. Au fil des ans, le Grand Prix est devenu un véritable pôle d'attraction pour les fans de toute l'Europe, et notamment pour les supporters finlandais et polonais. À l'époque de Robert Kubica, l'événement était même surnommé affectueusement le « Grand Prix de Pologne », attirant chaque année près de 25 000 fans polonais. Son retour sur la grille en 2019 a d'ailleurs boosté l'affluence de 20 000 personnes supplémentaires par rapport à l'édition précédente.
Ce succès populaire ne se dément pas, avec des records d'affluence battus chaque année : 290 000 spectateurs sur l'ensemble du week-end en 2022, 303 000 en 2023, pour atteindre un sommet de 310 000 en 2024. Entre le charme unique du site et la ferveur du public, le Grand Prix de Hongrie demeure l'une des courses les plus vibrantes et les plus appréciées de la saison.
La configuration même du Hungaroring impose un style de course bien particulier. Avec son tracé étroit et sinueux, souvent rendu poussiéreux par son manque d'utilisation hors F1, le Grand Prix de Hongrie a longtemps eu la réputation d'être une course « de file indienne », où les opportunités de dépassement sont rares. L'édition 1990 en est l'exemple parfait : Thierry Boutsen y avait réussi l'exploit de maintenir sa Williams derrière lui un Ayrton Senna pourtant bien plus rapide, mais incapable de trouver l'ouverture.
Sur ce circuit, la stratégie de ravitaillement et d'arrêts au stand est souvent la clé de la victoire. En 1998, la Scuderia Ferrari et Michael Schumacher avaient marqué les esprits en changeant de stratégie en plein milieu de l'épreuve, permettant au Baron Rouge de creuser un écart décisif. Si les manœuvres de dépassement audacieuses sont légion ailleurs, elles relèvent de l'exception en Hongrie. On se souvient pourtant de la démonstration de Nigel Mansell en 1989 : parti d'une modeste 12e place sur la grille, le « Lion » avait remonté tout le peloton au volant de sa Ferrari, avant de subtiliser la victoire à Ayrton Senna en profitant d'un retardataire. Une prestation d'anthologie qui reste gravée dans les mémoires.
Afin de pallier le manque d'opportunités de dépassement, le tracé a bénéficié de légères modifications en 2003. Ces ajustements ont insufflé une dose de spectacle et d'imprévisibilité aux courses, renforçant encore davantage l'attrait du rendez-vous hongrois.
Le Hungaroring est depuis longtemps le théâtre de grandes premières et de jalons historiques. Au fil des décennies, il est devenu le jardin préféré des pilotes en quête d'un premier succès en Grand Prix. Parmi ceux qui ont goûté pour la première fois aux joies du podium en Hongrie, on compte Damon Hill (1993), Fernando Alonso (2003), Jenson Button (2006), Heikki Kovalainen (2008), Esteban Ocon (2021) et plus récemment Oscar Piastri (2024). Ces moments ont forgé la réputation du circuit : une arène où les outsiders peuvent renverser la hiérarchie et s'inscrire dans l'histoire.
Le palmarès de Lewis Hamilton sur cette piste est tout simplement hors norme. Le Britannique détient le record absolu avec huit victoires et neuf pole positions, un chiffre inégalé.
McLaren brille également sur cette terre avec un total de douze victoires (en 2024), s'imposant comme le constructeur le plus titré de l'épreuve. Le circuit a aussi marqué des chiffres symboliques : en 2008, Heikki Kovalainen est devenu le 100e vainqueur différent de l'histoire du Championnat du Monde. En 2019, c'est Max Verstappen qui y signait la 100e pole position de l'histoire de la F1.
Malgré sa réputation de circuit "fermé", le Hungaroring a offert des scénarios d'anthologie. Impossible d'oublier la démonstration de Damon Hill en 1997, qui a failli offrir une victoire historique à la modeste écurie Arrows, avant d'être trahi par son hydraulique à seulement trois tours de l'arrivée.
Pour le public local, la participation de Zsolt Baumgartner reste un immense motif de fierté. Seul pilote hongrois à avoir pris le départ de sa course nationale depuis 1986, il a soulevé la ferveur de tout un pays lors de son passage dans l'élite.
Le soufre n'est jamais loin en Hongrie. L'édition 2007 reste marquée par la guerre interne chez McLaren : lors des qualifications, Fernando Alonso avait délibérément immobilisé sa monoplace dans les stands pour handicaper Lewis Hamilton. Sanctionné, l'Espagnol avait dû céder la pole au Britannique. En 2021, le drame fut technique : Sebastian Vettel, alors deuxième, fut disqualifié après l'arrivée, sa voiture n'ayant pu fournir l'échantillon de carburant réglementaire.
Le Grand Prix de Hongrie a aussi connu ses moments sombres et insolites. En 2006, pour ses débuts, Robert Kubica voyait sa septième place s'envoler pour une voiture trop légère de 2 kg. Plus terrifiant, l'incident de 2009 : lors des qualifications, un ressort échappé de la monoplace de Rubens Barrichello percutait de plein fouet le casque de Felipe Massa, mettant fin prématurément à la saison du Brésilien.
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